Demoreel 3D CGI
Auteur : ROMAN3D,
Une demoreel à plusieurs vies
La demoreel ROMAN3D n’est pas une simple galerie de projets. Elle raconte un parcours visuel construit sur plusieurs années, entre projets professionnels, collaborations photographiques, expérimentations personnelles et univers plus narratifs.
Depuis le 4 août 2022 j’étais fortement dans l’idée de vous offrir une demoreel 3D CGI. Cette vidéo finale validée a été achevée le 8 mai 2026, en début de soirée.
Ce projet a nécessité un cumul de 356 heures de travail (rendus inclus) réparties sur 50 jours. Sa réalisation en 3D CGI a imposé l’adaptation puis l’apprentissage complet de Blender, notamment en matière de rapport qualité/prix, respect des droits d’auteurs et le respect de l’image de marque de la clientèle.
Seulement un élément IA générative est présent : la texture du mur de fond de la scène de la pièce de théâtre, réalisée à l’époque avec une banque d’images européenne qui avait développé sa propre IA éthique en matière de rémunérations des artistes. J’ai laissé cet élément pour ne pas dénaturer le projet original.
Il est important de préciser que « l’animation du logo du plan 1« , réalisée initialement sur Maya pour la vidéo de teaser, « n’a pas été comptabilisée dans ce total de 356 heures« .
Développement du projet
Comme tout projet de cette envergure, le temps de la réflexion n’a pas été une mince affaire.
La difficulté était d’arriver à enchaîner des plans avec des univers différents, afin de surprendre tout en gardant un style identifiable et de mettre en valeur les projets passés.
Contrairement à une demoreel dite “classique”, qui se contente de montrer les projets passés et les éléments décomposés, cette demoreel est vue comme un projet à part entière, une démonstration du savoir‑faire et de la puissance de calcul nécessaire pour y parvenir.
Du storyboard à la 3D
Le travail réalisé pour cette demoreel s’est articulé autour de quatre branches cruciales de la production :
- Animation
- VFX (Effets Spéciaux)
- Lighting & Rendering (Éclairages & Rendus)
- Compositing (Composition)
⚠️ Dans la réalisation de la demoreel, je ne mentionne pas ici la modélisation ni les textures, car de nombreux éléments ou scènes ont été récupérés et/ou réadaptés (réalisés auparavant ou achetés via des banques 3D).
Il est impossible, en si peu de temps, de faire ce type de projet sans récupérer des éléments existants. La grosse difficulté restait la mise en place de ces différents éléments, ce qui entraînait de nombreuses galères en cours de construction.
Parcours plan par plan
Plan 1 : le logo ROMAN3D
Sobre et simple, il sert de point d’entrée visuel, de signature de marque et de “panneau de départ” avant de plonger dans les scènes plus complexes.
Ce plan, bien que court, montre uniquement le logo ROMAN3D, sans mention de site web, afin de garder une image pure et minimaliste de la marque.
Le logo a été animé sous Autodesk Maya pour créer une version plus dynamique du logo que l’ancienne mouture, réalisée sur ma première demoreel en sortie d’école de 3D : Ancienne demoreel. Ce plan montre un ensemble de points blancs représentant l’ensemble des projets qui se combinent pour créer le nouveau logo en animation 3D. Ces points s’assemblent progressivement, comme une métaphore de la synthèse de mon travail passé et présent en une seule identité visuelle.
La vidéo de teaser originale utilisait une musique dont les droits étaient limités en durée d’utilisation, ce qui m’empêchait de la réutiliser telle quelle sur ce nouveau projet : Teaser demoreel.
Suite aux nombreux échanges avec les ayants droits — qui avaient finalement retiré la musique de leur plateforme — j’ai dû reprendre le montage avec une nouvelle bande‑son, choisie spécifiquement pour coller au rythme et à l’esthétique de cette demoreel.
Plan 2 : le livre
Le terme « ROMAN3D » a pour ambition de mettre en avant le mot commun « roman » (livre de fiction), au‑delà de l’amalgame souvent fait avec mon prénom.
Il sert aussi à créer un lien entre le monde réel et le monde numérique, en rappelant que la 3D ne vit pas uniquement à l’écran, mais aussi dans des supports tangibles.
Chaque projet peut alors être perçu comme un chapitre de ce livre, et l’ensemble des scènes comme une succession d’histoires qui le constituent.
En entrant dans ce plan, on pénètre donc dans une histoire, à la fois visuelle et narrative.
L’effet d’hologramme, quant à lui, n’a pas été une mince affaire :
Il s’agit d’un clin d’œil au projet de vidéo drone 3D « Drone Day » (lien ci‑après), repris ici sous forme d’élément visuel central.
Il a été généré directement sous Blender, puis amélioré en post‑production / compositing pour mieux s’intégrer dans la scène et renforcer cette impression de lien entre le réel et le virtuel.
Le bâtiment, lui, a un style souvent d’entre deux (moyen‑âgeux, abstrait), pour faire un parallèle avec le fait que l’architecture et la 3D sont compatibles, et que l’on peut traverser le temps grâce à cette technologie, en superposant styles, époques et réalités.
Plan 3 : les bornes du Groupe Iagona
Le plan 3 met en avant les bornes interactives du Groupe Iagona : MK Evo, MK Post, MK Med, S5.
Au cours de mon parcours au sein du Groupe Iagona, j’ai remodélisé, nettoyé et réadapté plus de 35 modèles 3D, initialement créés sous SolidWorks par les ingénieurs, pour les transformer en scènes optimisées en 3D type quad, destinées au compte Sketchfab du Groupe Iagona et au temps réel.
Pour la majorité de ces bornes, j’ai dû repartir de plans techniques ou de photos, puis, à partir de maillages convertis, les reprendre presque entièrement.
Une passerelle a été mise en place entre SolidWorks et Maya, mais elle n’a pas simplifié le process à fond.
La différence de nature du 3D
En ingénierie / SolidWorks, la 3D sert à décrire une pièce mécanique avec une précision dimensionnelle très fine, des volumes calculés, des épaisseurs exactes, des arêtes, des bords, des raccords, parfois des détails inutiles visuellement, mais cruciaux pour la fabrication.
En animation & jeu vidéo / Maya ou Blender, la 3D doit être lisible, propre, légère et adaptée au rendu : peu de triangles, bons quads, topologie propre, contours nets, matériaux faciles à gérer, et surtout des surfaces lisibles sous différentes lumières.
Le maillage obtenu lors de la conversion de SolidWorks vers Maya n’était donc pas du tout adapté à la 3D animation. Il contenait trop de géométrie superflue, des surfaces extrêmement denses, des triangles inutiles, des bords fous, des facettes, et des volumes “encombrants”, difficiles à gérer dans le rendu et coûteux en temps de calcul.
De plus, la structure globale des formes n’était pas pensée pour être lisible à l’écran : surfaces découpées, détails trop petits, ombres parasites, etc.
J’ai donc dû remodéliser une grande partie de ces bornes, en partant souvent de la forme générale, mais en reconstruisant proprement la géométrie dans Maya, en soignant la topologie, les contours, les épaisseurs, les joints, tout en restant fidèle à la pièce d’origine.
Promotion commerciale & marketing
C’est ce travail qui permet maintenant d’utiliser ces modèles à la fois pour la promotion commerciale (visuels, scènes configurables, démonstrations interactives) et pour des projets plus « marketing/commercial », en conservant une image lisible, propre et crédible.
Dans tout ce processus, j’admire le travail que font ces ingénieurs : leur travail demande une énorme rigueur, une grande précision et beaucoup de temps, afin de décrire chaque pièce dans le moindre détail.
Ma part de remodélisation n’a pas visé à corriger leur rigueur, mais simplement à adapter leur modèle de fabrication à un modèle de visualisation, plus adapté aux besoins de la 3D animation et du temps réel.
Dans la demoreel, ce plan montre la capacité à travailler des objets industriels complexes (écrans, LED, reflets, lumières, signalétique) et à les intégrer dans des scènes cohérentes, tout en gardant la crédibilité du produit.
Je tiens d’ailleurs à remercier tout particulièrement Iagona pour ce projet sur leurs bornes, et de m’avoir permis de réutiliser 4 de ces nombreux modèles pour cette demoreel.
👉 Pour en savoir plus sur les bornes Iagona, n’hésitez pas à visiter leur site spécialisé : https://borne.iagona.com/
Plan 4 : la scène de théâtre – Les Types Louches
Le plan 4 est la scène de théâtre, issue du projet photographique bénévole réalisé pour la pièce de théâtre « Le Malade imaginaire » de l’association « La compagnie des Types Louches », une pièce mise en scène par Vincent Dermy dans le cadre d’une action en faveur des sans‑abris.
Je l’ai adaptée puis réutilisée dans la demoreel comme un moment de mise en scène plus narrative, presque théâtrale, avec une scène, des décors et une lumière travaillée.
Quand il s’agit de classique de lecture, le théâtre n’est jamais loin, et Molière garde une place importante dans ce domaine, tant au niveau dramaturgique que dans l’imaginaire collectif.
Le texte « +35000 photos Lightroom » correspond au nombre de photos prises avec mon équipement depuis ces dernières années, ensuite importées dans Lightroom pour le tri et la sélection.
La texture du mur vient de l’IA, mais j’ai choisi de la conserver comme un clein d’oeil de la façon dont la scène avait été construite au départ, et de la laisser inscrite dans cette première version visuelle du projet.
Pour en savoir plus sur la réalisation de la vidéo de promo initiale, vous pouvez lire l’article dédié :
Plan 5 : rappel de la vidéo 1er avril – Baby Shark
Le plan 5 fait un rappel du projet “1er Avril – Baby Shark”, une vidéo pensée comme un délire, mais malgré tout réalisée avec une véritable approche 3D.
Je l’ai intégrée ici pour montrer que la 3D peut aussi servir des projets absurdes ou décalés, tout en restant techniquement cohérente avec le reste de la demoreel.
Le rig (squelette 3D) du personnage principal de l’animation que j’avais conçu à l’origine ne fonctionnait plus dans cette nouvelle version de Blender, un problème courant qui rappelle à quel point il est risqué de mettre à jour un logiciel en cours de production.
J’ai donc dû en refaire un rapidement à l’aide d’un « AutoRig », ce qui implique forcément certaines limites et des défauts de comportement typiques.
J’ai fait en sorte que le personnage principal reste relativement discret à l’image, afin de ne pas trop exposer les défauts habituels de ce type de rig automatique, tout en conservant une scène immédiatement reconnaissable.
Découvrez ici le projet initial :
Plan 6 : plantarium & galerie NFT
Le plan 6 est le plantarium / galerie NFT, un univers pensé comme une scène d’immersion, mi‑jardin, mi‑espace digital.
Plantes, vitres, écrans, lumières filtrées, ombres, tout est organisé pour créer une ambiance, pas seulement un rendu. C’est un plan où l’ambiance compte autant que la technique.
Ce plan, en plus d’être une galerie virtuelle digitale, fait un petit rappel au projet « Cube Led » réalisé pour le Groupe Iagona, employé pour le salon de l’ISE (Integrated Systems Europe) à Barcelone, puis réadapté ensuite pour Oxhoo, filiale de Iagona, sur le salon du Retail Technology Show à Londres.
Je n’ai pas jugé nécessaire de réutiliser le plan initial pour la demoreel, sa promotion étant encore assez récente.
Voir l’article sur le projet :
Plan 7 : logo de fin ROMAN3D
Le plan 7 est le logo ROMAN3D de fin, visuellement similaire au plan 1, mais avec une animation différente réalisée cette fois uniquement sur After Effects.
Cette version finale du logo ajoute les noms de domaines associés : roman3d.com et roman3d.art, pour indiquer que deux sites composent actuellement ROMAN3D. Le plan est placé à la fin pour conclure le parcours.
Ce logo sert de signature de fermeture : tout commence et tout finit par la même image, pour bien rappeler que, derrière cette vidéo, il y a une identité personnelle à l’arrière, soutenue par deux sites web qui coexistent et complètent le projet.
Pourquoi nous contacter ?
Cette demoreel ROMAN3D n’est pas une simple compilation de scènes déjà finies.
Elle rassemble des projets, des idées et quelques scènes que j’ai réalisées ces dernières années, réunies pour montrer différentes facettes de mon travail :
-
un livre reflétant l’identité de la marque,
-
des bornes interactives du Groupe Iagona,
-
une scène de théâtre issue du projet de La compagnie des Types Louches,
-
un rappel du projet délire 1er avril – Baby Shark,
-
un moment de galerie / installation inspiré des univers NFT.
Au total, elle représente 356 heures de travail réparties sur 50 jours, avec une grande partie de la 3D créée ou adaptée pour l’occasion.
Les logiciels employés sont Maya, Blender, Lightroom, Photoshop, Marmoset Toolbag, After Effects, Nuke et Audition.
Ce n’est pas une liste complète de projets, mais un parcours visuel personnel, qui, je l’espère, vous fera également voyager.
💡 N’hésitez pas à nous contacter pour en savoir plus ou discuter d’un projet.